Le blog de Éditions Ruptures

Les éditions Ruptures - Mode d'emploi

Ici nous présentons les brochures que proposent les éditions Ruptures. Nous croyons que ces textes sont intéressants et méritent d'être diffusé le plus largement possible. Ne vous gênez surtout pas pour les imprimer et les diffuser autour de vous.

Nous proposons deux versions de chaque texte. Une version HTML que vous pouvez lire à l'écran et une version pdf déjà montée, prête à être imprimée.

Comment imprimer une brochure

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[Brochure] Les barricades renversées - la rebellion de Oaxaca

Une autre brochure éditée en mai dernier par l'Union locale de Montréal...

LES BARRICADES RENVERSÉES
LA RÉBELLION DE OAXACA :
SES VICTOIRES, SES DÉFAITES ET SES RÉPERCUTIONS AU-DELÀ DE SES FRONTIÈRES.

Une traduction de Louisane LeBlanc (loulouleblanc@yahoo.ca)

Par le Collectif Reinventions

Le texte qui suit est le résultat d'une étroite collaboration et il est le fruit d'un nombre considérable de rencontres et de discussions. De plus, il reflète les concessions mutuelles, voire les hésitations, d'une conversation qui à court. Il est à noter dès le début que cet essai ne prétend pas être un compte-rendu fidèle de la rébellion de Oaxaca ni même le produit d'une observation active ou d'une expérience vécue des événements. Comme tous les événements historiques lourds de sens, la rébellion de Oaxaca renferme plusieurs vérités, pas seulement une Vérité Absolue. Toujours est-il que cette analyse a été écrite loin de l'agitation mexicaine, alors qu'ici nous discutions. Quoique le texte soit d'une attitude partisane qui saute aux yeux, principalement pour les rebelles de Oaxaca, surtout pour les plus radicaux parmi eux, ce n'est pas un travail de simple complaisance ou de désolation. Même si ce texte dépeint un genre de ventriloquisme commun à la gauche, il ne prétend pas parler au nom des rebelles de Oaxaca qui peuvent très certainement parler pour eux-mêmes. Cet essai tente de mettre en perspective la rébellion et de révéler où a pris source ce phénomène et rien de plus.

Ce texte a été rédigé après l'apogée de la rébellion de Oaxaca, et ce, avec la certitude que ce mouvement n'est pas mort, que d'une manière ou d'une autre la lutte qui a débuté en 2006 continuera. Notre analyse est présentée dans l'espoir d'éclairer le lecteur avant que le soulèvement de Oaxaca ne soit mythologisé (par les antiautoritaires), distordu (par tous les Léninistes d'avant-garde qui, arrogants de surcroît, sont empressés de communiquer leurs sévères " leçons " à la " populace " de Oaxaca) ou simplement oublié puisque les médias ne font plus de cette rébellion leur chou gras.

[Brochure] Quand il faut s'organiser


Suivi de «La question de l'organisation révolutionnaire»

Lors du dernier Salon du livre, la NEFAC-Montréal avait édité une série de brochures. En voici une particulièrement à propos, à une semaine de congrès de refondation de l'organisation au Québec. Il s'agit d'un texte de l'anarchiste Andrew Flood qui a beaucoup circuler à la fin des années 1990 et qui avait alors influencé positivement ceux et celles qui allait fonder la NEFAC dans la «belle province». C'est suivi de la position officielle de la NEFAC sur l'organisation. Bonne lecture!

[Brochure] Le mouvement étudiant à travers la presse anarchiste

Les camarades montréalais-es ont publié un recueil de textes monté à partir d'un vieux dossier du site de la NEFAC (voir "Spécial grève étudiante" dans la section "Features" dans la colonne de gauche...). Voici enfin cette brochure sortie à l'occasion du Salon du livre anarchiste.

PRÉFACE

Mai 68, un symbole toujours très présent dans les sociétés occidentales. Surtout chez les étudiantes et étudiants qui espèrent changer le monde. Beaucoup sont encore de ce nombre, mais il reste qu'aujourd'hui, il est difficile de comparer la force de la mobilisation étudiante à celle qui a fait sa renommée. Et pourquoi ne pas aider un peu, s'est-on dit à la NEFAC! Bien sûr, on est loin d'une éducation populaire autogérée au Québec. On peut aussi reprocher aux syndicats étudiants mille et un tournants : sa structure bureaucratique, la tendance à la centralisation, sa propension à vouloir être légitimement reconnu et donc de satisfaire les demandes gouvernementales et médiatiques, etc. Dans tous les cas, même s'il faut encourager les alternatives concrètes autonomes à ce système d'éducation pourrie, la solution ne réside pas dans la désertion des mouvements sociaux. Les masses ne seront pas spontanément révolutionnaires après tout.

[Brochure] " Où la licence règne en toute impunité " Une étude anarchiste de la politie Rotinonshón:ni

La société traditionnelle Rotinonshón:ni* (Iroquois), ou " le peuple de la Maison Longue ", était matrilinéaire, stable, communautaire et, naturellement, horticole. Les Rotinonshón:nis ont formé une confédération de cinq nations, et ce, plusieurs générations avant l'arrivée des Européens. Ces nations unies sous le Kaianere'kó:wa ont embrassé la même politie (N.d.T. : politie : dans la Grèce ancienne, le terme politeia, dont l'équivalent français politie est d'un usage plus rare que l'anglais polity, signifie à la fois "constitution" et "ensemble des citoyens") mettant ainsi fin aux querelles intestines sans création d'un État centralisé, sans stratification de la population et sans exploitation économique.

" Où règne la licence en toute impunité "
Une étude anarchiste de la politie Rotinonshón:ni

D'après Stephen Arthur
Traduit par Louisane LeBlanc

" Dans ce contexte, leurs règles d'action sont très raisonnables et n'ont rien de barbare. Puisque leur survie dépend de leur union et, par le fait même, il est donc inimaginable que parmi un peuple où règne l'autorité en toute impunité - surtout à l'intérieur d'une jeune nation - que des événements provoquent une rupture et désunissent leur pensée. Afin de conserver cette stabilité, ils se réunissent en assemblée générale à tous les ans dans le village d'Onnontaé. Là, tous les représentants des diverses Nations sont présents afin de dévoiler leur requête mais aussi pour échanger des cadeaux nécessaires à leur satisfaction mutuelle et grâce auxquels ils maintiennent une bonne entente les uns envers les autres. "
François le Mercier, 1668 (1)

Certains historiens matérialistes affirment qu'une population stable et agricole doit inévitablement se transformer en une société hiérarchique et stratifiée au centre de laquelle un État centralisé et un système économique abusif existent afin d'éviter les guerres et de mettre fin aux querelles intestines. (2) Alors que ce fait est commun, il appert que la résolution des problèmes sociaux peut être envisagée d'une autre manière. C'était sur les rives sud du Kaniatari:io (lac Ontario) que s'était établit la société traditionnelle Rotinonshón:ni (Iroquois) (3) ou " le peuple de la Maison longue ". Cette société était matrilinéaire, stable, communautaire et, naturellement, horticole. Les Rotinonshón:nis ont formé une confédération réunissant initialement cinq nations : Kanien'kehá:ka (Mohawk), Oneniote'á:ka (Onedia), Ononta'kehá:ka (Onondaga), Kaion'kehá:ka (Cayuga) et Shotinontowane'á:ka (Seneca). C'est plusieurs générations avant le premier contact avec les Européens (4) que ces nations se sont unies sous le Kaianere'kó:wa (la Grande loi de la paix), embrassant la même constitution (5) et mettant ainsi fin aux disputes intestines sans création d'un État centralisé, sans stratification de la population et sans exploitation économique.

Jared Diamond, un universitaire américain, allègue hypothétiquement que les sociétés égalitaires de chasseurs-cueilleurs sans État qui dépendent de l'agriculture et qui font face à une population grandissante, à des querelles intestines et à une mauvaise gestion des nouvelles ressources se questionnent sur leurs habilités à conserver des liens politiques horizontaux ainsi qu'une économie communautaire. (6) Toujours selon Diamond, la transition vers le monde matériel mène inévitablement à la création d'un État, auquel il fait allusion en le nommant kleptocratie (N.d.T : kleptocratie : État voleur), et qui malgré les révoltes des opprimés ne peut, dans un monde idéal, que changer le taux d'exploitation et d'oppression en nommant un nouveau groupe de kleptocrates. Dans la pensée de Diamond, " la kleptocratie " est indéniablement inhérente à la culture matérielle. (7)

[Brochure] Les femmes, l'État, la famille

Nos camarades de Montréal viennent de republier, sous forme de brochure, un texte théorique très intéressant publié par une membre de la NEFAC dans notre revue en 2002.

Introduction
Pourquoi des communistes libertaires voudraient-ils/elles se pencher sur la question du patriarcat?

Tout simplement parce que, pour nous, le patriarcat est un des piliers du système actuel de domination et qu'il est vital d'en comprendre les rouages si on veut se débarrasser l’oppression et construire un monde d'égalité, de liberté et de solidarité. C'est dans cet esprit que nous avons organisé l'hiver dernier une fin de semaine de réflexion sur le patriarcat, réflexion qui se poursuit dans le dossier spécial de ce deuxième numéro de Ruptures.

Entendons-nous bien : nous ne prétendons pas avoir le dernier mot de la théorie antipatriarcale, loin de là. Au contraire, nous sommes conscientEs que la plupart des textes proposés ne font que soulever le débat et alignent parfois des lieux communs. Mais justement, la critique du patriarcat a toujours été le point faible de la théorie anarchiste. Autrement dit : on part de loin. Et pourtant, il nous semblait important d'élaborer sur ces lieux communs et de réaffirmer les acquis de la théorie libertaire sur le sujet. Vous avez donc entre les mains une sorte d'instantané de notre réflexion commune, avec ses forces et ses faiblesses.

D’entrée de jeu, nous avons voulu nous démarquer d’une prétention dont souffrent trop souvent les libertaires. Il est facile de se réfugier dans la croyance que nous sommes exemptEs des patterns d'aliénation et d'oppression qui régissent le monde où nous vivons. Le patriarcat en tant que forme systématisée de rapports sociaux (dans laquel les normes, codes et stéréotypes définissent un modèle à suivre sous peine d'être emprisonnéE dans l'isolement et la répression) fait partie inhérente de chacunE de nous. Nous pensons qu’il faut partir d’un tel constat si l’on souhaite construire une réflexion et une action conséquente.

À défaut d’y arriver, nous risquons de nous enfermer dans une forme d'hypocrisie. Loin d'être émancipatrice, celle-ci nous pousse à croire que nous ne sommes pas responsables de nos faits et gestes, que la faute en revient uniquement à nos bourreaux. Par conséquent, l’attention se porte sur le monde extérieur, sans remettre en question nos propres rapports avec autrui. C’est ainsi que certains groupes se revendiquant du courant féministe radical présentent souvent leur pratique comme l'achèvement du projet libertaire. La non-mixité est alors perçue comme une fin en soi, et non comme un moyen. Soyons honnêtes, la fin est à construire. Affirmer qu'il serait possible, à l'heure actuelle, de sortir totalement des normes patriarcales et capitalistes (y compris dans les groupes libertaires) ne mène à rien, car les conditionnements autoritaires du patriarcat sont acquis et intégrés par chacun-e d’entre nous. C'est ce que l'on appelle l'aliénation. Prétendre en sortir individuellement revient à vivre dans une utopie qui nous éloigne du combat que nous avons à mener pour arriver à s’émanciper collectivement. Les discussions de la fin de semaine de réflexion sur le patriarcat nous ont montré la nécessité de partir de nos réalités avant de vouloir parler de l'amour libre ou de la famille idéale. Si notre objectif demeure évidemment celui de construire de nouvelles réalités, il importe de remettre en question nos comportements actuels, que l'on soit d’un côté ou de l'autre du rapport d'oppression. Cette démarche est même une condition sine qua non de notre libération. Et croyez-le ou non, ce n'est pas si déplaisant en fin de compte de laver notre linge sale entre camarades. Au contraire, cela peut même être vraiment constructif, du moins à la lumière de l'esprit dans lequel nous avons choisi d'aborder notre réflexion.

Nous espérons que ce dossier vous fera réfléchir et réagir. D'ailleurs, nous serions très heureux et heureuses de lire vos commentaires! En attendant, nous tenterons de ne pas remiser nos réflexions au placard mais plutôt de les appliquer au quotidien, dans nos luttes et dans nos vies.

Unions locales de Québec et de Montréal de la NEFAC, printemps 2002

[Brochure] La plateforme d'organisation des communistes libertaires

Nos camarades de Montréal viennent de republier, sous forme de brochure, La plateforme d'organisation des communistes libertaires, un classique de notre courant.

* * *

La tradition 'plateformiste' débute avec l'analyse que fait un groupe d'anarchistes russes en exil de leur défaite au main des bolcheviks durant la guerre civile. Ce groupe comprend des figures aussi importantes que Nestor Makhno, l'un des principaux leaders de l'armée insurrectionnelle de la paysannerie ukrainienne, Pierre Arshinov, historien de ce même mouvement et vieux compagnon de route de Makhno, et Ida Mett, chroniqueuse et partisane passionnée de l'insurrection de Kronstadt (2). Basé à Paris, le groupe gravite autour de la publication d'une revue bimensuelle anarcho-communiste en russe, Dielo Trouda (Cause ouvrière), dont Makhno et Arshinov avait rêvé dans les prisons tsaristes quinze ans plus tôt et qu'ils ont finalement fondée, à Paris, en 1925.

En plus des correspondances de plus en plus rares des camarades "restés aux pays", et de l'analyse de la nature du régime soviétique --Arshinov fut l'un des premiers à le qualifier, correctement, de capitalisme d'État--, la revue se concentre surtout à chercher les causes de "l'échec historique de l'anarchisme" dans la période révolutionnaire qui vient de balayer l'Europe. Comme la plupart des militantEs qui sont encore anarchistes en 1925 --les défections du côté des léninistes furent nombreuses-- Dielo Trouda pense que la principale cause de l'échec "est l'absence de principes et de pratiques organisationnels dans le monde anarchiste" qui a sa source dans "quelques défectuosités d'ordre théorique: notamment dans une fausse interprétation du principe d'individualité dans l'anarchisme; ce principe étant trop souvent confondu avec l'absence de toute responsabilité." C'est en juin 1926, que le groupe Dielo Trouda fait connaître le résultat de ces recherches sur l'organisation sous la forme d'une petite brochure intitulée "Plate-forme de l'Union générale des anarchistes (projet)" (3).

Extrait de «Nous sommes plateformistes» (texte mis en annexe de la brochure)

[Brochure] Le sabotage

Nos camarades de Montréal viennent de republier, sous forme de brochure, Le sabotage d'Émile Pouget, un classique du syndicalisme révolutionnaire.

Cet ouvrage doit, comme tous les autres, être replacé dans son époque. Un premier article sur le sujet avait été publié dans L’Almanach du Père Peinard de 1898. Quant à l’origine du mot "sabotage", il en existe plusieurs versions.

L’ouvrage de Pouget obtint un rapide succès, fut traduit dans de nombreuses langues et il continue, de nos jours, à être publié par des éditeurs divers et même... capitalistes. On le trouve aussi en plusieurs versions électroniques sur l’Internet.

(intro de RA Forum)

Le sabotage

Le mot "sabotage" n’était, il y a encore une quinzaine d’années, qu’un terme argotique, signifiant non l’acte de fabriquer des sabots, mais celui, imagé et expressif, de travail exécuté "comme à coups de sabots".

Depuis, il s’est métamorphosé en une formule de combat social et c’est au congrès confédéral de Toulouse, en 1897, qu’il a reçu le baptême syndical.

Le nouveau venu ne fut pas, dès l’abord, accueilli par tous, dans les milieux ouvriers, avec un chaleureux enthousiasme. Certains le virent d’assez mauvais oeil, lui reprochant ses origines roturières, anarchiques et aussi son... immoralité.

[Brochure] Ricardo Flores-Magon et la révolution mexicaine

Nos camarades de Montréal viennent de republier, sous forme de brochure, une anthologie d'articles et d'essais de Ricardo Flores-Magon, un penseur anarcho-communiste mexicain.

Au sommaire:
- La vie de Ricardo Flores Magon
- L’ouvrier et la machine
- Les illégalistes
- Le mendiant et le voleur et la révolution sociale au sonora.
- Le fusil
- !Bandits!
- Le soldat, le fer et l'or (traduction libre)
- Les chefs (Traduit par anonyme)
- Tout pour tous (traduction libre)

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    première édition novembre 2004
    Union locale de Montréal de la NEFAC

  • [Brochure] Organisation et spontanéité

    Ce texte de Paul Mattick a été publié la première fois en 1949 (dans la revue Left, n°152) mais il aborde des questions qui suscitent bien des interrogations encore aujourd’hui...

    "La question de l’organisation et de la spontanéité a toujours été posée au sein du mouvement ouvrier comme un problème de conscience de classe, lié aux rapports de la minorité des révolutionnaires avec la grande masse d’un prolétariat imbu d’idéologie capitaliste. Tout portait à croire, disait-on, que la conscience révolutionnaire fût le propre seulement d’une minorité, laquelle, en s’organisant, l’entretiendrait et la traduirait en actes. Quant aux masses ouvrières, ce n’est que contraintes et forcées qu’elles passeraient à l’action révolutionnaire."

    Paul Mattick tente ici de contredire ces croyances...

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